Alors que la date que nous nous sommes fixée pour ouvrir le site approche, il reste encore pas mal de travail. Ironie ou réalité qui se rappellent à moi :des travaux que j’aurais du finir depuis longtemps entrent en même temps en phase finale et il faut bien s’en occuper. Mon documentaire , Génération Digitales, doit être fini dans quelques semaines. Fini, enfin, pour de vrai, une galette DVD envoyée à l’usine pour duplication, plus moyen de ne rien changer ensuite, et il suivra son destin de duplication puis de vente. L’auto production était depuis le début une option. Il est vrai que lorsqu’on finance soit-même le projet depuis le début, la logique pousse à l’auto édition, les couts à supporter n’étant pas très élevés en eux-mêmes, le défi est plutôt au niveau des moyens de promotion. Quelques opérations bien ciblées pour assurer sa rentabilité à l’opération d’édition, puis ensuite viser l’atteinte d’une rentabilité globale du projet, chose qui s’annonce plus difficile pour cette fois-ci..
La spirale n’aura pas fini de nous entrainer puisque que suite a l’édition de mon DVD, nous enchainerons (à moins que tout cela ne se fasse en même temps) sur l’édition du livre de Sabine, son regard sur le Congo. Le mot regard s’impose mais impossible de former un titre qui se tienne et représente l’ouvrage à sa juste valeur. Des auteurs commencent par le titre, comme si la face marketing se devait d’être définie, mais bon Sabine trouvera bien toute seule.
Regards-sur-ailleurs est considéré comme ambitieux par la majorité des gens à qui nous exposons le projet. Produire une vidéo par jour, assurer un maximum de qualité dans les plans, le montage, les commentaires audios, essayer de ne pas lasser... Certainement que la foule de choses que nous tentons de prendre en compte lors de notre travail ne leur traverse même pas l’esprit. Mais voila, produire du contenu de manière régulière leur fait sentir le défi. Des vidéos mais également des articles écrit, un minimum réfléchi, illustré par des photographies également de manière quotidienne. Allons-nous y arriver ? On voit que vous n’avez pas vu Sabine à l’œuvre ;) A peine le temps de trier mes plans videos qu’elle à déjà fini l’article du jour et qu’elle prend d’avance. Un feeling mutuel de rapidité habite nos faces à faces travailleurs, comme si l’on s’encourageait chacun à sa façon.
Plus d’un mois que nous tenons la cadence , pas une pointe de découragement à l’horizon, du moins pas de celle qui représente un danger. Sans doute parce que le site n’est pas encore sorti, que nous sommes conscients que nous n’en sommes qu’au début, tant de l’aventure journalistique que de nos découvertes. Commencer par l’Europe ne se révèle pas trop dépaysant mais nous pouvons déjà plus raisonner avec nos acquis et nous efforcer de comprendre les différences, plutôt que de plonger directement dans un bain d’inconnu, expérience néanmoins intéressante s’il en est..
Le fait d’avoir encore tant de chose à faire, de rester occupé, nous aide à maintenir le cap. Je préfère pour ma part ne jamais considérer quelque chose comme « presque » fini, le risque d’abandon et de lassitude étant de fait plus important. Avec la publication quotidienne, c’est l’assurance de voir son travail directement accessible, de lire des réactions, de constater à quel point ce que nous faisons va plaire, etc..
En attendant il faut patienter, créer dans le vide avec le risque de faire fausse route...