La vaste notion de progrés : partie 1/4

Publié par Benjamin Tardif le 12/04/2010 dans analyse

Le progrès dans la vie humaine est une recherche constante, à laquelle, parfois, certains renoncent à la fin des « études ».  On se sent progresser dans un domaine quand celui-ci prend une place majeure dans notre vie et que l’on est amené rétrospectivement à considérer des œuvres passées. Certaines matières rendent plus ardu la traçabilité d’un quelquonque progrès si ce n’est par comparaison de souvenirs. Et c’est souvent le souvenir qui gagne. Prenez une bonne table (on reparle restau), un bon vin, mangez, buvez, gardez en un souvenir impérissable, retentez l’expérience quelques 10 mois après. Il y’a fort à parier qu’à moins d’une très bonne table, le vin vous paraitra moins bon (enjolivé par votre souvenirs)…

A moins d’œuvre physique, le progrès est difficile de mesure. Etes-vous plus gentils qu’il y’a 5 ans ? Avez-vous plus d’empathie ? Vous pouvez peut-être répondre oui sans emporter l’accord de vos proches ;)

 

Le domaine « artistique » ou bien créatif pour simplifier, où l’on obtient un produit, une œuvre, une peinture, un fichier vidéo, peut quant à lui se révéler cruel en dévalorisant les œuvres passées à l’avantage des nouvelles (si tout se passe bien ;)). Nombreux sont les artistes célèbres ayant tenté la destruction d’une partie de leur œuvre de jeunesse ou bien ne reconnaissant qu’à demi mot la paternité d’un chef d’œuvre que nombre d’amateurs seraient déjà estomaqué d’arriver à produire.

 

L’aventure regards sur ailleurs s’est déroulée sur une période de plus de 7 mois, même s’il y eu certaines périodes d’interruption. Durant ce temps, le défi a été constant : produire une vidéo (de qualité de préférence) par jour. Cela veut dire, capturer des séquences, les trier de manière express (le montage le jour même aide en ce sens pour se souvenir de ce qu’on a pris comme images), les assembler en un tout cohérent afin d’éviter de se faire râler dessus par la commentatrice (« mais comment veut-tu que je dise des chose intéressante la-dessus ? ») , sortir un fichier basse qualité pour le commentaire de la dite commentatrice (« mais pourquoi j’ai toujours le droit à une qualité d’image pourrie moi ? »), attendre (passivement bien entendu ;)) que le commentaire soit rédigé, enregistrer le dit commentaire, le monter avec la musique et le titre pour ensuite exporter le fichier haute définition pour mise à disposition sur internet. Cette dernière étape n’étant pas réalisée le jour même faute d’énergie suffisante, on en reparlera).

 

Il y’a fort à parier que les vidéos tournées fin octobre 2009 ne seront pas égales en qualité aux dernières réalisés. Vous commencer à découvrir notre travail via le site principal et nous avons fait le choix de diffuser les vidéos dans l’ordre chronologique de réalisation. Justement pour ce simple souci de qualité progressive. Il y’a quelques vidéos que je n’aime pas, des effets de caméra ratés, des couleurs bof (il y’en a aussi plus tard^^), mais cela représente cette notion de progrès. Il faut l’accepter même si je m’auto-flagelle ici. C’est plutôt bon signe remarquez, de voir que l’on progresse. En le disant comme ça vous devriez avoir plus de mal à dire du mal des vidéos (gnark, gnark, je plaisante, toutcommentaire construit est bien entendu valorisé ;))

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